L’Ironie du tort, c’est d’abord… Annick, jeune femme dans la vingtaine, revit le deuil de sa soeur suicidée et relate ses moments difficiles : bravades, beuveries, égarements, thérapies... Rejouant ironiquement les étapes de son épreuve et de sa survivance, elle partage le chemin qu’elle a parcouru afin de vivre « malgré ». Portée par une esthétique minimaliste, l’actrice sur patins à roulettes expérimente différents jeux, tantôt s’adressant aux spectateurs, tantôt mimant le passé, tantôt se laissant emporter par une musique signifiante. Elle démystifie ainsi les états successifs du survivant et tente de chasser le tabou de la mort.

L’Ironie du tort, c’est ensuite… Quittant son personnage, l’actrice Caroline Bernier-Dionne va vers les spectateurs pour entendre les réactions, pour partager des impressions et des réflexions.

L’Ironie du tort, c’est finalement… Annick revient, improvisée, transformée par l’échange qui a eu lieu. Elle reprend vie, elle reprend forme, porteuse d’un petit peu de chacun, porteuse d’un discours enrichi par le vécu de tous.  

Direction artistique, théâtralisation et interprétation /
Caroline Bernier‐Dionne  
Inspiré et adapté du récit L’Enfance muette de Sarah Deschênes
Mise en scène / Luc Bouffard  
Scénographie / Danaëlle Lareau
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